![]() | Cet article est rédigé par Vincent Coudé : Agent commercial immobilier indépendant, spécialiste de la transaction immobilière et de l’investissement locatif à Montpellier et dans les communes nord/est : Castelnau-le-Lez, Clapiers, Saint-Gély-du-Fesc, Saint-Clément-de-Rivière, Montferrier-sur-Lez, Vendargues. |

Les points clés à retenir pour rédiger une offre d’achat immobilier qui sera acceptée :
Une offre d’achat immobilier est un document écrit, daté, signé, avec un prix et une durée de validité. Sans ces éléments, elle ne vaut rien juridiquement.
Le prix n’est pas le seul critère du vendeur : la solidité du financement et la date de disponibilité pèsent autant.
La durée de validité standard est de 5 à 10 jours. Au-delà, vous perdez en crédibilité.
Une offre acceptée engage le vendeur immédiatement – mais le délai légal de rétractation de 10 jours pour l’acheteur ne court qu’à partir de la signature du compromis.
Les 5 erreurs qui font rejeter une offre : prix trop bas sans justification, financement absent, durée trop longue, trop de conditions suspensives, offre orale ou par SMS.
Ce qu’est vraiment une offre d’achat (et ce qu’elle n’est pas)
Une offre d’achat immobilier, c’est une proposition unilatérale écrite par laquelle un acheteur manifeste sa volonté d’acquérir un bien à un prix et des conditions qu’il fixe lui-même.
Elle n’est pas obligatoire – rien dans la loi ne l’impose – mais en pratique, elle s’est imposée comme l’étape incontournable entre la visite immobilière et le compromis.
Valeur juridique d’une offre :
Sa valeur juridique est réelle.
Dès que le vendeur l’accepte par écrit, sans modification, un accord se forme sur les conditions et le prix. Le vendeur est alors engagé. Il ne peut plus faire visiter le bien ni accepter une autre offre.
Ce qu’elle n’est pas : un compromis de vente. L’offre est une proposition ferme d’acquérir le bien aux conditions qu’elle contient.
Le compromis, lui, est un avant-contrat bilatéral signé par les deux parties, généralement devant notaire ou agent, qui enclenche le délai légal de rétractation de 10 jours et le versement du dépôt de garantie.
L’offre d’achat orale :
Une offre orale est fortement déconseillée.
Elle peut traduire une volonté d’acheter, mais elle est très difficile à prouver et à sécuriser juridiquement.
Pour une transaction immobilière, privilégiez toujours une offre écrite, datée et suffisamment précise.
Tant que l’offre n’est pas parvenue au vendeur, l’acheteur peut librement la retirer.
Une fois reçue par le vendeur, l’offre doit en principe être maintenue pendant la durée de validité prévue.
Une rétractation anticipée peut empêcher la conclusion de la vente mais exposer son auteur à une responsabilité.
Les 8 mentions indispensables et recommandées dans une offre d’achat :
Une offre insuffisamment précise ou ambiguë peut fragiliser l’engagement des parties ou créer un litige.
Voici les informations essentielles à prévoir et celles qu’il est fortement recommandé d’ajouter.
Les mentions indispensables :
Voici ce que service-public.fr et le Code civil (articles 1113 à 1122) imposent ou recommandent fortement.
| 1 | Identité de l’acheteur | Nom, prénom, adresse – l’offre doit être nominative pour être valable |
| 2 | Description précise du bien | Adresse complète, superficie, référence cadastrale si possible |
| 3 | Prix proposé | En chiffres et en lettres, sans ambiguïté |
| 4 | Durée de validité | 5 à 10 jours en pratique – sans durée, c’est le juge qui tranche en cas de litige |
| 5 | Date de l’offre | Idiquez la date à laquelle vous faites l’offre |
Les mentions recommandées :
| 6 | Modalités de financement | Montant de l’apport, montant emprunté, établissement(s) sollicité(s) |
| 7 | Conditions suspensives | Condition du financement (paiement comptant ou recours au crédit immobilier), vente préalable si applicable (vente en cascade) |
| 8 | Date de disponibilité souhaitée | La date d’entrée dans les lieux – souvent négligée, toujours lue par le vendeur |
Un point souvent oublié : il est strictement interdit de verser un acompte au stade de l’offre. Le versement d’une somme d’argent rend l’offre nulle de plein droit (article 1589-1 du Code civil). Dans les transactions que j’accompagne, aucun versement n’est demandé au stade de l’offre. Lors de l’avant-contrat, les éventuelles sommes prévues (dépôt de garantie, frais de rédaction d’actes notariés,..) sont versées sur le compte séquestre du notaire chargé de la vente.
Lorsqu’un dépôt de garantie est prévu, il intervient au stade de l’avant-contrat et non au stade de la simple offre d’achat.
Tous les mouvements d’argent destinés à cette transaction se font par virement bancaire auprès du notaire.
Comment fixer le bon prix dans son offre d’achat ?
C’est la question centrale. Et la réponse honnête, c’est : ça dépend du bien, du secteur, et de l’ancienneté de l’annonce.
L’analyse du marché :
Analyser les prix du marché local à Montpellier
En 2026, le marché montpelliérain affiche des niveaux très variables selon les secteurs. En moyenne, comptez autour de 3 300 à 3 500 €/m² pour un appartement en ville, mais les écarts sont énormes : l’Écusson et Port Marianne dépassent souvent 4 000 €/m², tandis que Mosson ou Montpellier Nord restent sous les 3 000 €/m².
Sur les communes nord que je couvre – Castelnau-le-Lez, Clapiers, Saint-Gély-du-Fesc – les prix sont structurellement plus élevés. Castelnau centre-ville tourne autour de 4 500 à 4 800 €/m² pour un appartement bien situé. Saint-Gély-du-Fesc affiche des maisons à 4 600 €/m² en moyenne. Ces marchés sont tendus : les biens bien estimés partent vite.
Si vous ne connaissez pas les prix, demandez à l’agent immobilier qui vous accompagne une estimation du bien que vous convoitez.
Quand faire une offre au prix affiché vs en dessous
Règle simple : si le bien est bien estimé, récent sur le marché (moins de 3 semaines), et que vous avez visité avec d’autres acheteurs – proposez au prix ou très proche. Une décote de 2 à 3 % peut passer, mais pas davantage sans argument solide et justifié.
Si le bien est en ligne depuis plus de 6 semaines, ou si vous repérez des incohérences entre le prix affiché et les comparables du secteur, la négociation est légitime. Les marges réelles à Montpellier en 2026 oscillent entre 2 et 7 % selon le secteur et l’état du bien – rarement plus, sauf bien avec défaut majeur ou vendeur pressé.
Ce que révèle un bien affiché depuis longtemps :
Un bien qui tourne depuis plus de 3 mois sans offre raconte quelque chose. Soit le prix est trop haut, soit il y a un problème que les visites révèlent (nuisances, travaux, copropriété difficile).
Dans ce cas, une offre en dessous du prix est justifiée – mais argumentez-la. « Je vous propose 270 000 € car le bien est affiché depuis 90 jours et les travaux de salle de bain, la cuisine,… représentent environ 15 000 € » passe mieux qu’un chiffre sorti de nulle part.
L’erreur émotionnelle que font beaucoup d’acheteurs :
Négocier prix immobilier, c’est aussi comprendre que le vendeur a souvent une valeur affective sur son bien.
Il y a vécu des moments importants de sa vie, il y a vu grandir ses enfants, il a peut-être construit lui-même sa maison,…
Une offre trop basse sans explication peut vexer, et un vendeur vexé refuse – même si l’offre était raisonnable.
J’ai vu des vendeurs refuser des offres à 3 % en dessous du prix par principe, et accepter des offres à 5 % en dessous parce que l’acheteur avait pris le temps d’expliquer sa démarche.
Toute baisse de prix et négociation doivent être justifiées.
Ce que le vendeur regarde vraiment dans une offre (côté agent)
Voilà ce que personne ne vous dit dans les articles génériques.
J’ai accompagné des centaines de transactions des deux côtés de la table.
Voici ce qui se passe vraiment quand un vendeur reçoit une offre :
Le prix et les modalités de financement :
Le prix n’est pas toujours le premier critère.
Oui, le prix compte. Mais un vendeur qui a deux offres – une à 295 000 € sans financement précisé, une à 290 000 € avec apport de 80 000 € et accord de principe bancaire – choisit souvent la deuxième.
La certitude de vendre vaut de l’argent. Je l’ai vu dans de très nombreux cas.
La solidité du financement : ce qui rassure vraiment !
Si vous envisagez de financer votre achat sans apport, cela ajoute de la difficulté, mais n’est pas impossible avec un bon dossier de financement.
C’est la raison pour laquelle si vous pouvez mentionner votre apport personnel dans l’offre c’est un signal fort. « Financement : apport personnel de 60 000 €, emprunt de 230 000 € – accord de principe obtenu auprès de la banque » change tout.
Un vendeur qui lit ça comprend que vous n’allez pas lui faire perdre 3 mois pour un refus de prêt.
Dans mon cas, je demande systématiquement (hors paiement comptant) un accord de principe de la banque ou d’un courtier en prêt immobilier. Si j’ai un doute sur la solidité du financement, avec l’accord de l’acquéreur, je prends mon téléphone et j’appelle le conseiller bancaire pour avoir des informations.
J’oriente également mes acheteurs vers un des 2 courtiers avec lesquels je travaille depuis des années afin de leur faire bénéficier des meilleures conditions possibles.
Un dossier sans accord de principe n’est pas un dossier complet selon moi.
Si vous êtes acheteur comptant, dites-le clairement et joignez éventuellement une attestation de fonds.
C’est un argument massif, surtout sur certains biens où les vendeurs reçoivent parfois plusieurs offres simultanément.
La date de disponibilité : un levier sous-estimé
Beaucoup d’acheteurs ne pensent pas à cette mention.
Pourtant, un vendeur qui doit lui-même acheter ailleurs, ou qui a déjà signé un compromis pour son prochain logement, a une contrainte de calendrier précise, ou il s’est engagé avec un crédit-relais,…
Proposer une date de disponibilité qui colle à ses besoins peut faire pencher la balance.
J’ai vu une offre parce que l’acheteur voulait entrer dans les lieux dans 4 mois, alors que le vendeur avait besoin de 6 mois minimum.
Et une offre à 2 % en dessous du prix acceptée parce que l’acheteur proposait exactement le délai dont le vendeur avait besoin.
La lettre de motivation : utile ou inutile ?
Cela dépend du vendeur. L’agent immobilier qui vous accompagne saura vous indiquer si cela est pertinent.
Pour une résidence principale avec une histoire familiale, une lettre courte et sincère peut faire la différence – pas une lettre de 3 pages, mais 5 lignes qui montrent que vous avez compris ce qu’est le bien.
Ne la négligez pas. Parlez en à l’agent immobilier, il vous dira si c’est opportun.
En fonction du profil des propriétaires, présentez vous, évoquez vos projets pour la continuité de la villa, le bien-être de vos enfants,… Vous pouvez expliquer brièvement votre projet d’acquisition, votre attachement au bien, votre calendrier ou la manière dont vous envisagez de l’occuper, sans communiquer d’informations personnelles inutiles. Toutes ces informations peuvent aider un propriétaire à être plus conciliant sur une offre.
Ce sont des situations que j’ai déjà vécu. Cette lettre rassure les propriétaires.
Je conseille souvent de faire cette lettre si vous n’avez pas eu l’occasion de rencontrer les propriétaires lors d’une visite. Cela humanisera votre offre et fera peut-être la différence.
Pour un investisseur qui vend un studio locatif, ça ne sert à rien.
Les conditions suspensives : comment les formuler sans faire peur
Une condition suspensive d’obtention de prêt est normale et rassurante si elle est bien formulée.
Ce qui inquiète les vendeurs, c’est une condition vague ou une accumulation de clauses.
Soyez précis : montant, taux maximal, durée, délai,…
Une condition bien rédigée montre que vous savez ce que vous faites.
Si votre financement est lié à la vente de votre résidence principale actuelle (vente en cascade), mentionnez-le. Indiquez également si elle est déjà en vente, si vous avez un compromis en cours,… si vous envisagez éventuellement le recours au crédit relais.
Offre au prix affiché : êtes-vous obligé d’accepter ? (côté vendeur)
Lorsqu’un bien est commercialisé par un agent immobilier disposant d’un mandat classique d’entremise, une offre d’achat au prix affiché n’entraîne pas nécessairement à elle seule la formation de la vente.
Sauf pouvoir exprès lui permettant d’engager le propriétaire, l’agent immobilier n’a généralement qu’une mission de mise en relation et de négociation.
La situation peut toutefois différer selon la rédaction du mandat et les circonstances de la mise en vente.
Cas terrain à Montpellier : j’ai accompagné un vendeur à Clapiers qui a reçu deux offres au prix le même week-end. Il a choisi celle de l’acheteur qui présentait un dossier de financement complet, même si les deux propositions étaient strictement identiques sur le prix.
Légalement, il avait tout à fait le droit. Moralement, c’était la décision la plus raisonnable.
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Durée de validité et délais : ce qu’il faut savoir
La durée standard est de 5 à 10 jours. C’est le consensus du marché. En dessous de 48 heures, vous mettez le vendeur sous pression inutilement – ça peut le braquer.
Au-delà de 10 jours, vous signalez que vous n’êtes pas très sûr de vous, et vous laissez le temps à d’autres acheteurs de se manifester. Vous prenez alors un risque.
Si le vendeur ne répond pas dans le délai indiqué, l’offre devient caduque automatiquement.
Vous n’êtes plus engagé. Vous pouvez repartir, reformuler une nouvelle offre, ou passer à autre chose.
Délai de rétractation après offre d’achat acceptée : existe-t-il ?
Non, pas à ce stade. Le délai légal de 10 jours calendaires ne s’applique qu’après la signature et la notification du compromis de vente ou de la promesse unilatérale.
Entre l’acceptation de l’offre et la signature de l’avant-contrat, l’acheteur peut déjà être juridiquement engagé. La portée exacte de cet engagement dépend notamment de la rédaction de l’offre, de son acceptation et des conditions qu’elles contiennent.
C’est pour ça qu’il faut enchaîner rapidement sur le compromis après l’acceptation de l’offre d’achat immobilier.
Maison « sous offre » : combien de temps ça dure vraiment ?
En pratique, entre l’acceptation de l’offre et la signature du compromis, comptez une dizaine de jours selon la disponibilité du notaire et la complexité du dossier.
Pendant ce temps, le bien est retiré du marché. Si la vente tombe à l’eau avant le compromis, il peut revenir en ligne.
Offre d’achat acceptée : et après ?
L’acceptation de l’offre d’achat crée un engagement.
Le vendeur ne peut plus faire visiter le bien ni accepter une autre offre. Il doit procéder à la vente.
Ce que ça engage juridiquement :
Pour le vendeur : obligation de vendre aux conditions acceptées. En cas de refus, l’acheteur peut saisir le tribunal et demander l’exécution forcée de la vente ou des dommages et intérêts.
Pour l’acheteur : l’acceptation de son offre peut créer un véritable engagement juridique, selon la rédaction de l’offre et les conditions qu’elle contient. Lorsque l’offre est suffisamment ferme et précise et qu’elle est acceptée sans réserve par le vendeur, elle peut former un accord juridiquement contraignant, voire caractériser une vente parfaite. Tout dépend toutefois de sa rédaction et des éventuelles conditions prévues par les parties. Pour l’acquisition d’un logement par un acquéreur non professionnel, celui-ci conserve toutefois la protection du délai légal de rétractation prévue par l’article L. 271-1 du Code de la construction et de l’habitation.
Pour l’acquisition d’un logement par un acquéreur non professionnel, le délai légal de rétractation est de 10 jours. Il commence en principe le lendemain de la notification de l’avant-contrat (promesse de vente ou compromis) ou de sa remise en main propre dans les conditions prévues par l’article L.271-1 du Code de la construction et de l’habitation. Dans la majorité des cas, cette notification se fait maintenant par voie électronique en recommandé électronique.
Le passage au compromis : délais et étapes
Après l’acceptation de l’offre, les parties conviennent d’une date de signature du compromis – généralement chez le notaire ou en agence.
Dans ma méthode de travail, je fais signer les compromis / promesse systématiquement chez un notaire.
Il faut savoir que chacune des parties peut être représenter par son propre notaire.
Fréquemment les vendeurs et les acquéreurs ont un notaire de famille. Dans cette situation les deux notaires interviennent. Sinon il n’y en a qu’un. Si personne n’a de notaire habituelle, je les oriente vers un notaire de mon choix, un notaire qui sera compétent et surtout réactif.
Nous obtenons généralement un rendez de signature sous quelques jours. Attention l’intervention de 2 notaires compliquent généralement les disponibilités communes pour fixer une date de compromis.
Le compromis de vente est un avant-contrat bilatéral qui précise les engagements des parties et les conditions suspensives.
Il peut prévoir le versement d’un dépôt de garantie et ouvre, après sa notification, le délai légal de rétractation de l’acquéreur non professionnel d’un logement.
Peut-on se rétracter après acceptation de l’offre ?
Techniquement, avant la signature du compromis, la situation est incertaine. Certains acheteurs se rétractent à ce stade – c’est risqué juridiquement, mais ça arrive.
Pour l’acquéreur non professionnel d’un logement, la faculté légale de rétractation peut être exercée pendant le délai de 10 jours courant à compter du lendemain de la notification ou de la remise régulière de l’avant-contrat. (Article L271-1 Legifrance)
Offre d’achat immobilier rétractation du vendeur : quels recours ?
Si le vendeur se rétracte après avoir accepté votre offre par écrit, vous avez des recours.
Vous pouvez demander en justice l’exécution forcée de la vente ou des dommages et intérêts.
En pratique, ces procédures sont longues et coûteuses – mieux vaut anticiper avec une offre bien rédigée et un compromis signé rapidement.
Les 5 erreurs qui font rejeter une offre d’achat
Ces erreurs, je les vois régulièrement. Elles coûtent des biens à des acheteurs qui auraient pu les avoir.
| 1 | Offrir un prix trop bas sans justification | Le vendeur se vexe ou ne répond pas – même si l’offre était négociable |
| 2 | Oublier de mentionner le financement | Le vendeur doute de votre capacité à acheter et préfère attendre une offre plus solide |
| 3 | Mettre une durée de validité trop longue | Signal de manque de conviction – et le vendeur en profite pour attendre d’autres acheteurs |
| 4 | Multiplier les conditions suspensives | Multiplier les conditions inutiles peut faire peur et ainsi fragiliser l’attractivité d’une offre. En revanche, ne supprimez jamais une condition nécessaire à la sécurité de votre acquisition, notamment concernant votre financement. |
| 5 | Envoyer une offre orale ou par SMS | Une formulation trop informelle crée des difficultés de preuve et laisse davantage de place aux ambiguïtés. Privilégiez donc une offre écrite, précise, datée et signée |
Exemple terrain à Montpellier : un acheteur intéressé par un appartement à Port Marianne (affiché 320 000 €) m’a envoyé une offre à 285 000 € par SMS, sans financement mentionné, avec une validité de 21 jours. Le vendeur n’a pas répondu. Deux jours plus tard, un autre acheteur a fait une offre écrite à 300 000 € avec apport de 80 000 € et accord de principe. L’offre a été accepté en 48 heures.

Comment faire une offre d’achat et modèle d’offre d’achat : les éléments clés à inclure
Vous souhaitez passer à l’action et formuler une proposition d’achat dans les règles.
Voici un lien vers le modèle de lettre d’offre d’achat que j’utilise – Attention toutefois les modèles génériques donnent une fausse impression de sécurité.
Si vous passez par un agent immobilier, il vous donnera des conseils pour faire votre offre et vous fournira un formulaire à compléter et signer.
Voici les formulations qui fonctionnent, annotées.
Formulation pour le prix :
« Je soussigné(e) [Prénom Nom], demeurant [adresse], propose d’acquérir le bien situé [adresse complète du bien], d’une superficie de [X] m², au prix de [montant en chiffres] euros ([montant en lettres] euros), frais d’agence inclus / hors frais d’agence [préciser]. »
Précisez toujours si le prix est FAI (frais d’agence inclus) ou net vendeur. L’ambiguïté sur ce point crée des malentendus fréquents.
Formulation pour le financement ;
« Le financement de cette acquisition sera assuré comme suit : apport personnel de [X] euros, emprunt bancaire de [Y] euros sur [Z] ans. Un accord de principe a été obtenu auprès de [établissement bancaire] / Des démarches sont en cours auprès de [établissement(s)]. »
Si vous avez un courtier, mentionnez le. Ça rassure.
Formulation pour les conditions suspensives / clauses suspensives :
« La présente offre est formulée sous la condition suspensive de l’obtention d’un prêt immobilier d’un montant de [Y] euros, au taux nominal maximal de [X] %, sur une durée maximale de [Z] ans, dans un délai de 45 jours à compter de la signature du compromis de vente. »
Ne rajoutez pas de condition suspensive de vente d’un bien si vous n’en avez pas besoin. Chaque clause supplémentaire est un frein.
Formulation pour la durée de validité :
« La présente offre est valable jusqu’au [date précise à 5-7 jours], passé ce délai sans réponse de votre part, elle sera considérée comme caduque. »
Donnez une date calendaire précise, pas « 7 jours à compter de ». C’est plus clair et ça évite les discussions.
Signer, dater l’offre et envoyez la avec la copie recto-verso d’une pièce d’identité à l’agent immobilier.
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FAQ – Offre d’achat immobilier
1. Comment formuler une offre d'achat d'un bien immobilier ?
Une offre d’achat immobilière doit être rédigée par écrit, datée et signée par TOUS les acquéreurs. L’agent immobilier vous guidera pour la rédaction
2. Une offre d'achat est-elle obligatoire ?
Non. Rien dans la loi ne l’impose. Mais en pratique, elle est devenue la norme dans toutes les transactions. Elle protège les deux parties en formalisant l’accord avant le compromis.
3. Peut-on faire plusieurs offres d'achat en même temps ?
4. Que se passe-t-il si deux offres arrivent au même moment ?
5. L'agent immobilier peut-il refuser de transmettre mon offre ?
Non. L’agent immobilier doit transmettre dans les meilleurs délais à son mandant toute offre d’achat répondant au mandat qui lui a été confié. Plus largement, ses obligations d’information et de compte rendu commandent une grande transparence vis-à-vis du vendeur concernant les offres reçues. Cette obligation est valable que le mandat de vente qu’il ait soit un mandat simple ou un mandat exclusif.
Dans ma pratique, je transmets au vendeur toute offre sérieuse, y compris lorsqu’elle est inférieure au prix demandé, afin qu’il puisse prendre sa décision en toute connaissance de cause.
6. Combien de temps le vendeur a-t-il pour répondre ?
7. Peut-on négocier après que l'offre a été acceptée ?
Techniquement non – l’accord est formé. En pratique, si un diagnostic révèle un problème majeur après l’acceptation ou si vous apprenez une information importante (servitude de passage, vice caché immobilier,…), une renégociation est possible d’un commun accord. Mais ce n’est pas un droit : le vendeur peut refuser.
8. L'offre d'achat est-elle la même chose que le compromis ?
Sources utiles
- Service-Public.fr – Qu’est-ce qu’une offre d’achat d’un bien immobilier ?
- Légifrance – Code civil, articles 1113 à 1122 (offre et acceptation)
- Légifrance – Code civil, article 1589-1 (nullité en cas de versement)
- Service-Public.fr – Promesse de vente et condition suspensive de prêt
- Notaires de France – Lexgroup, offre et proposition de vente






