Gestion locative à Montpellier : confier son bien à un gestionnaire local

La gestion locative à Montpellier ressemble rarement à ce que promettent les plaquettes : un loyer qui tombe, un locataire silencieux, un bien qui s’entretient tout seul.

Dans les faits, c’est un métier de détails – un arrêté préfectoral qui plafonne le loyer, un DPE qui interdit la mise en location, un état des lieux mal photographié qui coûte six mois de loyers,…

Cette page explique ce que recouvre vraiment la gestion, ce qu’elle coûte, et comment je mets en relation les propriétaires bailleurs que j’accompagne avec un gestionnaire local – car non, je ne gère pas moi-même.

Ce choix se assume, et il change la façon de lire cette page.

vincent Coude immobilier Montpellier mandataire

Cet article est rédigé par Vincent Coudé :

Agent commercial immobilier indépendant depuis 2015, spécialiste de la transaction immobilière et de l’investissement locatif à Montpellier et dans les communes nord/est : Castelnau-le-Lez, Clapiers, Saint-Gély-du-Fesc, Saint-Clément-de-Rivière, Montferrier-sur-Lez, Vendargues,…

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Gestion locative à Montpellier

En bref sur la gestion locative à Montpellier

  • La gestion locative n’est pas un seul service : c’est une chaîne de neuf missions, du calcul du loyer plafond à la sortie du locataire. Un maillon faible suffit à faire baisser la rentabilité.

  • Comptez 6 à 10 % TTC du loyer pour la gestion en agence à Montpellier, 2 à 3,5 % pour une GLI, et des frais de mise en location ponctuels dont une partie est plafonnée par la loi en zone tendue.

  • Seul, vous économisez environ 500 à 600 € par an sur un T2 loué 640 € ; délégué, vous transférez surtout le risque de la vacance et de l’impayé.

  • Le mandat de gestion se négocie avant la signature, pas après : durée, préavis, périmètre, seuil de décision travaux, frais de sortie.

  • Seule la ville de Montpellier est soumise à l’encadrement des loyers ; Castelnau-le-Lez, Clapiers, Montferrier-sur-Lez, Saint-Gély-du-Fesc, Saint-Clément-de-Rivière et Vendargues ont chacune une logique locative différente.

  • Je ne gère pas votre bien. Je qualifie le projet, je chiffre le loyer et les charges, puis je vous oriente vers un gestionnaire dont c’est le métier – en vous disant comment je suis rémunéré sur cette mise en relation.

Ce que cette page est – et ce qu’elle n’est pas.

Je suis agent co immobilier indépendant, spécialisé dans la transaction de résidence principale et l’investissement locatif.

La gestion locative quotidienne, la sélection des locataires, l’encaissement et les travaux ne font pas partie de mon champ d’activité direct. C’est effectivement un métier bien spécifique et personne ne s’improvise gestionnaire de locations.

Je travaille avec des gestionnaires locaux, qui sont partenaires depuis de nombreuses années et dont j’ai vu le comportement dans des situations difficiles : un impayé, une relocation en pleine rentrée, un litige de dépôt de garantie.

C’est cette expérience-là que je mets à votre service, pas une promesse de gestion « clé en main », sans qu’elle ne vous coûte un euro, puisque ce sont mes agences partenaires qui me rémunèrent.

Ce que comprend réellement la gestion locative

La plupart des propriétaires que je rencontre résument la gestion à trois choses : trouver un locataire, encaisser, appeler un plombier.

C’est environ 20 % du travail. Le reste est administratif, juridique et relationnel – et c’est là que se joue la différence entre un rendement annoncé et un rendement encaissé.

Voici le déroulé réel d’une location, dans l’ordre où les choses se passent.

1. Le diagnostic locatif et le calcul du loyer plafond

À Montpellier, on ne fixe plus un loyer à l’estime.

Depuis le 1er juillet 2022, l’encadrement des loyers s’applique à la ville : un loyer de référence par zone (cinq découpages), un loyer majoré à +20 % que l’on ne peut pas dépasser, un loyer minoré à −30 %.

Le tout dépend du nombre de pièces, de l’époque de construction et du fait que le bien soit vide ou meublé.

L’arrêté préfectoral est réactualisé chaque 1er juillet, et le dispositif court aujourd’hui jusqu’au 23 novembre 2026.

Conséquence très concrète : deux T2 de 45 m² dans le même immeuble n’ont pas le même plafond s’ils ne sont pas dans la même zone ou pas de la même époque.

Un gestionnaire qui annonce « 900 €, ça partira » sans ouvrir le simulateur vous expose à une mise en demeure du préfet et à une amende qui peut atteindre 5 000 € pour un particulier.

Un loyer surévalué se retourne aussi contre vous : le locataire peut demander une réduction et le trop-perçu.

En dehors de Montpellier,sur les communes périphériques l’encadrement des loyers ne s’applique pas. Toutefois il y a un prix de marché.

C’est justement ce prix de marché que je vous propose avec ce simulateur de loyer, valable sur toutes les communes de l’Hérault et établi selon les chiffres de l’ADIL.

2. Le contrôle de conformité et de décence

C’est le filtre que beaucoup découvrent trop tard. Depuis le 1er janvier 2025, un logement classé G au DPE ne peut plus être mis en location (F en 2028, E en 2034).

Un bail en cours n’est pas rompu, mais le renouvellement ou la reconduction bloque.

Ajoutez le gel de révision des loyers pour les classes F et G, l’amiante, le plomb, l’électricité, le gaz, le réseau, la surface Carrez, la notice d’information…

À Montpellier, une part importante du parc immobilier est concernée. Un gestionnaire sérieux refuse un bien non décent ; un commercial peu scrupuleux le loue quand même, et vous héritez du contentieux.

3. La commercialisation

Photos, plan, texte, diffusion, sélection des visites.

Sur les petites surfaces, la demande est massive : les baromètres professionnels comptent plusieurs dizaines de candidatures par annonce en période de rentrée à Montpellier.

Ce n’est pas une bonne nouvelle pour tout le monde : plus de candidats, c’est plus de dossiers à trier, et un risque de discrimination accru si le tri est mal fait.

Les visites groupées, avec un créneau unique et un dossier-type, restent la méthode la plus saine.

4. La sélection du dossier

Salaire, ancienneté, taux d’effort, garant, garantie Visale, pièces justificatives, cohérence entre revenus déclarés et relevés.

En effet de nombreux candidats à la location soumettent des dossiers avec des documents falsifiés. Modifier un fichier pdf est aujourd’hui très facile.

Les agences partenaires avec lesquelles je travaille disposent de logiciels qui permettent de croiser les données, détecter toute fraude ou document « étranges ».

Toutefois malgré la sélection rigoureuse des locataires, il peut y avoir des accidents de la vie (divorce, licenciement,…) qui peuvent engendrer des loyers impayés.

C’est le moment où l’on protège la GLI : un assureur refuse un locataire dont le taux d’effort dépasse son seuil, même si le courant passe bien avec lui.

J’ai détaillé la méthode dans comment trouver le bon locataire pour son appartement.

5. Le bail et l’état des lieux

Le bail doit mentionner le loyer de référence et le loyer de référence majoré de la catégorie du logement, et, le cas échéant, le complément de loyer avec ses justifications.

Oublier ces mentions ouvre au locataire un droit de mise en demeure puis de saisine du tribunal.

L’état des lieux d’entrée, lui, est votre seule preuve en cas de litige : photos datées, compteurs, clés, état des sols et des murs pièce par pièce.

C’est le poste où j’ai vu le plus d’argent perdu, pour trois heures économisées.

6. La vie du bail

Quittancement, suivi des encaissements, régularisation annuelle des charges, révision à l’IRL, traitement des demandes (un radiateur qui fuit, un voisin bruyant, une demande de travaux), relations avec le syndic et l’assurance propriétaire non occupant.

7. La gestion technique

Deux réglages à fixer par écrit : jusqu’à quel montant le gestionnaire peut engager une réparation sans vous appeler, et qui choisit les artisans.

Sur une maison à Saint-Gély-du-Fesc ou Saint-Clément-de-Rivière, avec piscine et arrosage, cette clause pèse lourd dans le budget annuel.

8. Les impayés

Mise en demeure, échéancier, déclaration à l’assureur, commission départementale de conciliation, procédure.

C’est là que la différence entre une GLI bien souscrite et une GLI « de principe » devient visible.

9. La sortie et la relocation

État des lieux de sortie, restitution du dépôt de garantie (un mois pour un logement vide, deux pour un meublé, avec des délais de restitution encadrés), remise en état, remise sur le marché.

À Montpellier, l’Observatoire local des loyers mesure un délai médian d’environ 22 jours entre deux locations : ce n’est pas une vacance nulle, et c’est ce mois-là qu’il faut budgéter.

Honoraires et coût réel : la facture complète

Le pourcentage de gestion est la seule ligne que tout le monde regarde.

C’est aussi la seule qui soit facile à comparer – donc celle sur laquelle la concurrence se fait. Les autres lignes sont plus discrètes.

Poste

Ordre de grandeur observé à Montpellier

À vérifier

Honoraires de gestion

6 à 10 % TTC du loyer, offres en ligne autour de 5 %

L’assiette : loyer hors charges ou charges comprises ?

Frais de mise en location

Prestations plafonnées en zone tendue : environ 10 €/m² côté locataire pour visite, dossier et rédaction du bail, environ 3 €/m² pour l’état des lieux

Entremise et négociation restent à votre charge, sans plafond

GLI

2 à 3,5 % du loyer

Plafond d’indemnisation, franchise, carence, dégradations

Assurance PNO

de l’ordre de 100 à 200 €/an sur un T2

Souvent oubliée, jamais couverte par la copro

Diagnostics

de l’ordre de 150 à 300 € pour un jeu complet simple

Bien faire un certificat de surface Boutin et non Carrez

Travaux

variable

Frais de suivi de chantier souvent ajoutés (5 à 10 %)

Deux remarques de terrain.

D’abord, l’assiette du pourcentage. 7% sur 640 € hors charges et 7% sur 690 € charges comprises, ce n’est pas la même facture à la fin de l’année.

Sur un immeuble chauffé collectivement, l’écart peut représenter plusieurs dizaines d’euros par mois, sans que le service change.

Ensuite, les frais de relocation. Certains mandats prévoient une rémunération à chaque nouveau bail, d’autres une seule fois.

Sur un studio étudiant, avec certains locataires qui peuvent changer tous les dix mois, la question n’est pas théorique : c’est le poste qui peut faire passer le coût annuel de gestion de 8 % à 15 %.

Reste la mise en concurrence, qui n’est pas un gros mot. Demandez trois grilles tarifaires complètes, pas trois pourcentages.

Comparez à périmètre égal : relocation incluse ou non, seuil de travaux, fréquence des relevés, frais de clôture de compte, frais de dossier, frais d’envoi de quittance papier.

Un écart de deux points d’honoraires sur 7 680 € de loyers annuels représente environ 150 € : le prix d’un bon restaurant pour deux à Montpellier.

Le gestionnaire le moins cher n’est donc pas automatiquement le plus rentable – il est simplement celui dont l’économie se voit tout de suite.

Gérer seul ou déléguer : le calcul de rentabilité nette

C’est la seule question qui vaille, et elle se traite avec une calculatrice, pas avec une conviction.

La méthode que j’utilise avec les investisseurs, dans l’ordre.

1. Partir du loyer réel, pas du loyer espéré

Loyer hors charges × 12. Pas de projection « avec un locataire qui accepte 50 € de plus » : le plafond de l’encadrement, à Montpellier, ne négocie pas.

Pour les communes périphériques, on se cale sur les annonces comparables réellement louées, pas sur celles qui traînent depuis deux mois.

2. Déduire les charges qui ne se récupèrent pas

Taxe foncière, charges de copropriété non récupérables, assurance PNO, entretien courant, provision travaux.

C’est la ligne que les propriétaires sous-estiment le plus, en particulier sur les maisons avec jardin.

3. Provisionner la vacance

Une relocation tous les trois ans, avec trois semaines de vacance, correspond à environ 4 % des loyers annuels.

Une relocation annuelle, sur un meublé, monte à 6 ou 7 %.

Le chiffre de l’Observatoire local des loyers (22 jours médians) est une moyenne : il ne protège personne d’un logement mal positionné qui met trois mois à partir.

4. Chiffrer l’impayé, même sans impayé

1 % des loyers en provision, c’est raisonnable quand on est couvert ; 4 à 5 % quand on ne l’est pas.

Un impayé de trois mois sur un loyer de 640 €, c’est 1 920 € – soit plus de trois ans d’honoraires de gestion.

5. Intégrer la gestion, avec ou sans gestionnaire

À 0 % si vous gérez, à 7 % si vous déléguez. Mais à 0 %, il faut accepter une ligne invisible : votre temps et votre disponibilité.

Disponibilité pour les visites et états des lieux, contrôle des dossiers, un appel d’artisan un samedi pour un chauffe-eau en panne, les relances locataires, le suivi des paiements, une régularisation de charges à vérifier,…

Il faut également tenir compte de la distance pour intervenir sur le logement. Si vous habitez à côté, le problème ne se pose pas. Si vous êtes à 20km, cela implique des trajets, donc des frais et du temps.

6. Diviser par le coût total d’acquisition

Prix d’achat + frais d’acquisition + travaux, pas seulement le prix affiché.

Un exemple simplifié, sur un T2 de 45 m² à Castelnau-le-Lez acheté autour de 3 800 €/m², soit 171 000 €, avec 8 % de frais et 6 000 € de remise en état : environ 190 700 € engagés.

Poste :

Montant annuel :

Loyers hors charges (640 €/mois)

7 680 €

Taxe foncière, copro non récupérable, PNO, entretien

− 1 930 €

Vacance (3 semaines)

− 307 €

Gestion à 7 %

− 538 €

Provision impayés (1 %)

− 77 €

Revenu net avant impôt

4 828 €

Rentabilité nette

environ 2,5 %

Le rendement brut, lui, affiche 4,5 % sur le seul prix d’achat. L’écart, c’est exactement l’histoire de la gestion locative.

Ce que dit vraiment ce calcul

Déléguer coûte ici 538 € par an, soit 45 € par mois, et retire environ 0,3 point de rentabilité nette.

En face : une relocation ratée (640 €), un état des lieux bâclé (souvent 500 à 1 500 € de dégâts non imputables), un impayé mal traité (plusieurs milliers d’euros).

Sur un bien unique, le gestionnaire s’autofinance dès qu’il évite un incident par an.

Nuance importante, souvent passée sous silence : les honoraires de gestion sont déductibles si vous êtes au régime réel de revenus fonciers.

Si vous êtes sur une tranche marginale (TMI) de 30 %, avec 17,2 % de prélèvements sociaux, le coût net après impôt tombe autour de 280 à 380 €.

En micro-foncier, en revanche, l’abattement forfaitaire de 30 % englobe déjà vos charges : vous ne déduisez rien de plus.

Passer au réel devient intéressant dès que les charges dépassent cet abattement – ce qui est fréquent avec des travaux, une GLI et des honoraires.

Le cadre est détaillé sur impots.gouv.fr.

Mon avis

Il existe un profil pour qui garder la gestion a du sens : le propriétaire qui habite l’immeuble, qui a un locataire en place depuis huit ans, qui connaît ses artisans et dont le bien est proche de l’équilibre.

Pour tous les autres – investisseur à distance, bailleur qui travaille, propriétaire d’un meublé à fort turn-over – le calcul ci-dessus tourne à l’avantage de la délégation.

Le débat « seul ou agence » est souvent mal posé : la vraie question n’est pas le coût, c’est la qualité du mandataire.

J’ai détaillé les deux options dans gestion locative : gérer seul ou passer par une agence, et la mécanique complète du rendement dans rentabilité d’un investissement locatif.

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Le mandat de gestion : durée, résiliation, points de contrôle

Le mandat de gestion est un contrat de mandat régi par la loi Hoguet : écrit, à durée déterminée, avec un périmètre de pouvoirs, une rémunération et une obligation de rendre des comptes.

Un mandat sans terme défini est fragile juridiquement.

Au-delà du texte, voici les six points que je relis systématiquement avant qu’un propriétaire signe.

1. La durée et la reconduction

Un an renouvelable est la pratique la plus courante ; trois ans fermes se voit encore.

La loi impose au professionnel d’informer le bailleur, entre trois et un mois avant l’échéance, de la possibilité de ne pas reconduire.

S’il ne le fait pas, vous pouvez résilier gratuitement à partir de la reconduction. Vérifiez que la clause existe et que la date est connue.

2. Le préavis de résiliation

Il n’y a pas de délai légal unique : c’est le mandat qui fixe.

Un préavis de trois mois par lettre recommandée est fréquent ; un mois existe aussi.

Retenez surtout la forme exigée, à la lettre, et la date de départ du préavis (réception, pas envoi).

3. Le périmètre exact des missions

Location, gestion, ou les deux ?

La relocation est-elle facturée à chaque changement de locataire ?

Les états des lieux sont-ils inclus ?

Les visites de contrôle annuelles ?

Le traitement des sinistres ?

La représentation auprès du syndic ?

Un mandat flou se règle toujours en honoraires supplémentaires.

4. Le seuil de décision travaux

C’est une clause importante du contrat. En dessous d’un montant (par exemple 150 à 300 € selon les mandats), le gestionnaire agit seul.

Au-dessus, il vous consulte.

Sans ce seuil, soit on vous appelle pour un joint, soit on remplace la chaudière sans vous demander.

5. La reddition des comptes

Relevé mensuel, détail des encaissements et décaissements, régularisation des charges, bilan annuel.

Demandez un exemple de relevé avant de signer : la mise en forme vous dira le niveau de rigueur.

6. Les conditions de sortie

Vente du bien, changement de gestionnaire, congé du locataire.

Que se passe-t-il pour le dépôt de garantie en cours, les honoraires déjà payés, le transfert des dossiers, les frais de clôture ?

Un changement de gestionnaire coûte parfois plusieurs centaines d’euros en frais « administratifs » que personne n’avait lus.

À retenir : mettre fin au mandat ne met pas fin au bail. Votre locataire reste en place, et vous reprenez simplement la gestion – y compris ses obligations.

Les communes couvertes : sept marchés, sept logiques locatives

Le périmètre ne se dessine pas à la règle sur une carte : entre deux communes distantes de six kilomètres, le profil du locataire, la durée d’occupation et le risque de vacance changent.

Voici ce que j’observe, commune par commune, en complément de l’analyse globale du marché de l’investissement locatif à Montpellier.

Montpellier

La seule commune du périmètre soumise à l’encadrement des loyers, et de loin la plus tendue.

Loyer médian de marché autour de 14 €/m² en 2025 selon l’Observatoire local des loyers, nettement plus sur les studios.

La demande étudiante structure les petites surfaces ; les familles se concentrent sur Port Marianne, les Rives du Lez et les quartiers proches des facultés.

Points de vigilance : les plafonds de loyer varient d’un secteur à l’autre, les passoires thermiques sont nombreuses dans l’ancien, et la location meublée de tourisme y est soumise à autorisation de changement d’usage.

Tout est détaillé sur la page encadrement des loyers à Montpellier.

Castelnau-le-Lez

Le prolongement naturel de l’est montpelliérain, avec le tramway qui pèse lourd dans les choix des locataires.

Le marché mélange maisons de ville, programmes récents et copropriétés des années 1980-2000.

Prix moyens autour de 4 000 €/m², avec des maisons nettement au-dessus.

Le locataire type est une famille avec enfants, souvent en mobilité professionnelle : séjours de trois à cinq ans, exigence sur les écoles et le stationnement.

Concurrence réelle entre bailleurs sur le neuf, où les prestations se ressemblent ; la différence se fait sur l’équipement et la réactivité, pas sur le loyer.

Clapiers

Village au nord, collé au massif et à l’écosystème de recherche d’Agropolis.

Le parc immobilier est dominé par les maisons, les petits collectifs sont rares, bien que de nouvelles résidences aient été construites ces dernières années et les prix moyens dépassent 4 500 €/m² sur les biens de village.

Résultat : peu de biens à louer, donc peu de turn-over, mais une relocation qui peut prendre du temps si le loyer est calé sur le haut du marché.

Le bon usage ici, c’est le bail mobilité et la location meublée pour des chercheurs ou des familles en installation temporaire – un format que peu de bailleurs activent spontanément.

Montferrier-sur-Lez

Résidentiel, tissu pavillonnaire majoritairement, très peu de rotation.

On y loue peu, et souvent à des cadres ou des familles déjà installées dans le secteur.

La tension est faible en volume mais forte en qualité : les candidats solvables existent, ils sont simplement peu nombreux.

Un T4 meublé bien tenu s’y loue vite ; un bien fatigué au loyer ambitieux peut rester vide plusieurs mois sans que le propriétaire comprenne pourquoi.

C’est un marché où la sélection du dossier compte plus que la commercialisation.

Saint-Gély-du-Fesc

Périurbain nord-ouest, première couronne du Pic Saint-Loup, marché dominé par les maisons avec jardin. Il y a tout de même quelques résidences récentes.

Prix moyens autour de 4 300 €/m². Ici, le loyer est élevé, donc la population de candidats est étroite : il faut viser juste dès l’annonce.

Les charges non récupérables sont plus lourdes qu’en appartement (entretien extérieur, piscine, chauffage), et la tentation de « louer pour couvrir le crédit » se heurte à une réalité : un bien mal entretenu se dégrade vite et se reloue mal.

Saint-Clément-de-Rivière

Le segment haut de gamme du nord montpelliérain : maisons de standing, grandes parcelles, exigence forte sur l’état du bien.

Il y a quelques maisons plus petites dans le centre (boulidou) et plusieurs résidences ont fait leur apparition ces dernières années (la résidence des pins, Sylvéa,…)

Demande de cadres, de professions libérales et de familles en installation durable. De nombreux candidats, et des candidats très solvables – à condition que le bien soit irréprochable.

La gestion technique y est plus lourde qu’ailleurs : piscine, arrosage, portail, parfois domotique.

C’est un marché de niche où je travaille régulièrement avec des gestionnaires habitués à ce type de biens, comme le montre mon approche sur Saint-Clément-de-Rivière.

Vendargues

L’est, plus abordable : de l’ordre de 3 700 €/m² en moyenne. La demande locative reste très forte.

Le rapport prix/loyer y est le plus favorable du périmètre, ce qui explique l’appétit des investisseurs.

Contrepartie : la solvabilité des candidats est plus hétérogène, les copropriétés anciennes plus fréquentes, et le DPE devient un critère de sélection à part entière.

À noter : toutes ces communes sont en zone tendue, donc préavis locatif d’un mois pour une location vide, et honoraires de location plafonnés. Seule Montpellier applique l’encadrement des loyers.

Comment se passe la mise en relation avec le gestionnaire partenaire

La mise en relation suit six étapes, et vous pouvez l’arrêter à n’importe laquelle.

1. Le cadrage

Un échange de vingt minutes : le bien, sa situation (loué, vide, à rénover), votre objectif réel – rendement, tranquillité, préparation de la revente – et votre situation personnelle (résidence, distance, temps disponible). Beaucoup de mauvaises orientations viennent d’un objectif mal formulé, pas d’un mauvais gestionnaire.

2. Le diagnostic locatif chiffré

Photos, plan, taxe foncière, charges de copro, diagnostics existants. Je calcule le loyer plafond si le bien est à Montpellier, je repère les travaux qui bloquent une mise en location, et je vous donne une projection nette dans le format vu plus haut – y compris si la conclusion est « ne louez pas tout de suite ».

3. La sélection du gestionnaire

Je propose un gestionnaire dont j’ai vu le travail sur le même type de bien. Un studio étudiant à Montpellier et une maison avec piscine à Saint-Clément ne demandent pas les mêmes compétences, ni la même capacité à gérer un sinistre. Si je n’ai pas de partenaire adapté, je le dis – quitte à vous orienter vers un confrère ou un gestionnaire que je ne connais pas.

4. La mise en concurrence

Vous recevez une grille tarifaire complète et un projet de mandat. Idéalement deux, pour comparer. C’est vous qui signez, avec le gestionnaire, sans que je sois partie au contrat.

5. La transparence sur la rémunération

Avant la mise en relation, je vous indique par écrit comment je suis rémunéré sur cette opération. Si un apporteur d’affaires intervient dans le modèle, vous le savez avant de signer quoi que ce soit. Une mise en relation non expliquée n’a aucune valeur : c’est exactement le mécanisme qui alimente la défiance envers les intermédiaires.

6. Le suivi du premier cycle

Je reste l’interlocuteur pour le premier bail, le premier état des lieux et le point à trois mois. Et je reste disponible pour l’arbitrage à moyen terme : revente, réinvestissement, passage en meublé, ou location courte durée quand elle est autorisée.

Ce que je ne fais pas : je ne sélectionne pas votre locataire, je n’encaisse pas vos loyers, je ne décide pas de vos travaux, je ne signe pas votre mandat. Ces limites sont explicites, et c’est ce qui donne du poids aux recommandations : je n’ai aucun intérêt à vous garder dans un dispositif qui ne vous convient pas.

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Questions fréquentes

Combien coûte un gestionnaire locatif à Montpellier ?

Comptez 6 à 10 % TTC du loyer pour la gestion, 2 à 3,5 % pour une GLI, et des frais de mise en location à chaque nouveau bail. Sur un T2 loué 640 € hors charges, un mandat à 7 % représente environ 540 € par an. Comparez les grilles complètes, pas les pourcentages.

Puis-je confier un bien déjà loué à un gestionnaire ?

Oui. Le gestionnaire reprend le bail existant, après vérification de sa conformité – mentions de l’encadrement, diagnostics, dépôt de garantie. C’est le moment de régulariser ce qui n’a pas été fait : un bail non conforme peut coûter un rappel de loyer.

Faut-il obligatoirement passer par une agence pour louer à Montpellier ?

Non. Un particulier peut louer de particulier à particulier. En revanche, l’encadrement des loyers s’applique à tout le monde : mêmes plafonds, mêmes mentions obligatoires dans le bail, mêmes sanctions. Et les plafonds d’honoraires de location ne concernent que les professionnels.

L’encadrement des loyers s’applique-t-il à Castelnau-le-Lez ou à Vendargues ?

Non. Le dispositif est propre à la ville de Montpellier. En périphérie, le loyer est librement fixé à la première location, puis évolue selon l’IRL ou, à la relocation, dans les limites de l’encadrement annuel des hausses. Ces communes restent en zone tendue, ce qui change les préavis et les honoraires.

Que se passe-t-il si mon locataire ne paie plus ?

Suivant la date d’impayé : relance, mise en demeure, déclaration à l’assureur GLI, puis procédure. La GLI couvre rarement les premiers mois s’il y a une franchise, et impose un dossier conforme à l’entrée. C’est précisément parce que le sinistre arrive sans prévenir qu’un mandataire expérimenté fait la différence à ce moment-là.

Puis-je changer de gestionnaire en cours de bail ?

Oui. Le mandat et le bail sont deux contrats distincts : résilier le mandat ne donne pas congé au locataire. Vérifiez le préavis, les frais éventuels de sortie, et faites-vous remettre le bail, les diagnostics, l’état des lieux, l’historique des charges et le solde du dépôt de garantie.

Un bien à louer à Montpellier ou alentour ?

Vous avez un appartement ou une maison à mettre en location, un locataire à remplacer, ou un investissement à calibrer avant l’achat.

Dites-moi où en est le bien : je vous donnerai une lecture chiffrée – loyer plafond, charges réelles, rendement net – et le nom d’un gestionnaire dont c’est le métier.

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Un dernier repère, pour finir : sur ce marché, la mauvaise décision coûte presque toujours plus cher que la bonne prestation. Un logement vide un mois de trop à 640 € efface un an d’honoraires économisés.

C’est le seul chiffre à garder en tête.

Sources utiles

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